
Dette ivoirienne: Parlons-en (Partie 2 et fin)
22 février 2025Dans sa dynamique de gestion prudente et pro-active de sa dette publique, la Côte d’Ivoire s’appuie sur des instruments qui sont la Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme (SDMT), l’Analyse de Viabilité de la Dette (AVD) et le plan d’emprunt.
La SDMT vise à prioriser la typologie des ressources (concessionnelles, semi-concessionnelles, commerciales), les guichets de financement en monnaie locale (marché regional des titres publics-adjudications- via UMOA Titres, marché obligataire des titres-syndication- via la BRVM), et enfin les marchés internationaux obligataires et bancaires lorsque les conditions de marché sont favorables.
L’AVD est une méthodologie conjointe du FMI et de la Banque Mondiale qui évalue régulièrement le risque de surrendettement de notre dette. Cette évaluation s’appuie sur les ratios de liquidité et de solvabilité.
Le risque de surrendement de la dette ivoirienne est considéré « modéré ».
En ce qui concerne le risque de change, il est faible car seulement 1 1 % de la dette ivoirienne est libellée en USD.
En ce qui concerne le risque d’exposition aux taux d’intérêts, il est faible car seulement 8.5% de la dette ivoirienne est libellée en taux d’intérêts variable.
Le risque de refinancement est aussi considéré comme faible.
Près de 98% de notre dette est sur le moyen et long terme avec près de 2% sur le court terme.
Ces indicateurs sont conformes à la stratégie d’endettement adoptée et annexée à la loi des finances par le gouvernement afin d’adresser de manière optimale les besoins de financement de la Côte d’Ivoire, engendrés par la forte croissance que connaît notre pays (6.3% projeté en 2025, avec un déficit public projeté à 3% respectant ainsi la norme communautaire, une inflation projetée a 3 % en 2025, et un ratio dette/PlB prévu de 58 % en fin 2024 en deçà des 75 % prevu par la norme communautaire ».
En ce qui concerne le débat en cours sur la dette,
il s’agit d’une opération classique de gestion de passifs. Il s’agit d’une offre publique portant sur 30 emprunts obligataires (TPCI).
Il est important de rappeller qu’elle s’effectue sur une base 𝐏𝐀𝐑𝐓𝐈𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐄𝐓 𝐕𝐎𝐋𝐎𝐍𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄
En d’autres termes, les détenteurs de titres qui arrivent à échéance entre février et juin 2025, ont la 𝐏𝐎𝐒𝐒𝐈𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄́ 𝐄𝐓 𝐏𝐀𝐒 𝐋’𝐎𝐁𝐋𝐈𝐆𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 de se refinancer.
Les détenteurs de titres ne souhaitant pas participer à l’offre d’échanges conserveront leurs titres actuels.
L’opération constitue donc une opportunité pour les détenteurs de titres de renouveller leurs échéances à court terme sur de nouvelles expositions plus avantageuses dans le cadre d’une nouvelle émission TPCI.
D’ailleurs lors de sa mission de décembre 2024 en Côte d’Ivoire le FMI a indiqué « La détermination sans faille des autorités à mettre en œuvre des réformes dans le cadre des deux programmes devrait aider la Côte d’Ivoire à accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à moyen terme et à renforcer sa résilience face au changement climatique »
Enfin le FMI a conclut que « Le risque de surendettement est confirmé modéré et les perspectives de la dette se sont améliorées, principalement grâce à l’amélioration des ratios de liquidité et aux opérations préventives de gestion de la dette »
📌 Le Président Alassane Ouattara est au travail pour le bien être des ivoiriens. Restons donc concentrés sur les enjeux de développement et de croissance.